Ca m'interesse
Interview dans le hors série "200 réponses pour mieux comprendre nos animaux"
Ca m'intéresse : Qui est fait pour vivre avec un chat ?
Florence Cailliot-d'Ivernois : En pratique, les personnes qui ont du temps et font preuve d'une grande tolérance, car un chat supporte mal la solitude, l'inactivité. Le laisser seul dans un appartement 10 à 12 heures par jour, sans accès libre à l'extérieur, peut induire des troubles du comportement. Le chat s'ennuie faute de stimuli et perd peu à peu l'usage de ses sens non sollicités. Il a donc besoin d'être occupé, du moins s'il ne sort jamais et vit en milieu clos. Il doit alors pouvoir explorer son environnement. Pour cela, il faut que le propriétaire adapte l'appartement au chat en lui aménageant des refuges en hauteur, comme le haut des armoires déblayé ou des étagères vides. Des croquettes dissimulées dans al maison vont le distraire un bon moment, tout comme les jouets. Enfin, on ne "visse" pas un chat. Mieux vaut se montrer compréhensif et le laisser vivre sa vie de chat sans tenter de le soumettre à son autorité. Lorsque l'humain entre en conflit avec le chat, le gronde ou le tape, il s'expose à des coups de griffes car le chat devient agressif lorsqu'on le contrarie et peut même uriner ça et là dans l'appartement. D'une manière générale, les réprimandes sont pour lui source de grandes angoisses.
Ca m'interesse : "Quelle race supporte le mieux de ne pas sortir ?"
F. C.-d'I. : Je préfère parler de caractère, car race n'a pas de sens. Les différentes races de chats ses distinguent par leur caractéristiques morphologiques. Aucune étude sérieuse n'a fait la preuve d'une corrélation entre une race et un comportement. Le chat ne semble pas parfaitement à la domestication, mais certains l'acceptent mieux que d'autres. Les Persans et les Chartreux sont faits pour rester à l' intérieur, mais c'est une prédisposition liée à l'éducation et non à la race. Ils sont conditionnés par les éleveurs qui les stimulent peu. S'ils tentent une escapade à l'extérieur, la prolifération des stimulations visuelles et auditives les pétrifient. Résultat : ils rentrent. Non stimulés, ces chats deviennent atoniques, des sortes de peluches dont la vie semble avoir quitté le corps.